Akram Zaatari The End of Time At The Common Guild Glasgow

Akram Zaatari: The End of Time
Akram Zaatari: The End of Time

Akram Zaatari has an expansive practice that reflects on the collection, archive and dissemination of images and the role they play in the formation of identities and histories. This sensibility is formed by living through 15 years of war in Lebanon and recording it as a teenager. He has spent much of the past decade collecting and studying the photographic history of the Middle East.

For his first exhibition in Scotland, Zaatari presents a selection of works that reflect his interest in the documentary and its place as a tool in the shaping of history, both personal and collective.

Zaatari is co-founder of the groundbreaking Arab Image Foundation, an artist-driven organisation with a collection of over 600,000 images, established in 1997 to preserve and study photographs from the region. He has made invaluable and uncompromising contributions to the wider discourse on preservation and archival practice and played a critical role in developing the formal, intellectual, and institutional infrastructure of Beirut’s contemporary art scene. Zaatari participated in Documenta13 and represented Lebanon at the Venice Biennale 2013.

Programmed as part of Glasgow International 2016

Akram Zaatari: The End of Time
Exhibition Dates: April 8 – June 19, 2016

The Common Guild
21 Woodlands Terrace
Glasgow G3 6DF

Paris: SMITH (dorothée smith) At Galerie Les filles du calvaire

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© SMITH 2016

For her second solo show at Galerie Les Filles du Calvary SMITH (Dorothée Smith) presents her two latest projects, “spectrographies” and “TRAUM” which are prolonging a reflection on identity and disorder in relationship to each other. Designing within the cross departmental areas of the laboratory, the projection room, the archives and the portrait gallery, SMITH develops a poetic para-scientific work that experiences the porosity of the border between imagination and rationality. The question of self-transformation, central in her work, is addressed here in terms of “destructive plasticity”, continuing the exploration of the conceptual apparatus of the philosopher Catherine Malabou. Through the figures of the ghost, fantasy, and that of a post-traumatic transformation, SMITH embodies the subjectivation processes that act in the same way as deletion, alteration, or injury of identity. Witnessing this creative destruction, her works invite the viewer to dip into a dark and diffuse atmosphere, in the heart of an aesthetic of studded auratic images that are conducive to contemplation and reverie.

The first room hosts “spectrographies” – a 59 minute film of a series of thermal images – and the remains of a previous creation, “cellularly”.

With the project “TRAUM”, including a short film, a performance, a series of 3D prints, photographs printed on aluminum and archival documents, microbiological SMITH projects her visions upward. It is based on the homonymous “Traum” (“Dream” in German) and “trauma” to describe the nosology (the branch of medical science dealing with the classification of diseases) of creative psychosis whose symptoms include trouble sleeping, waking hallucinations and psychological shock.

More details in the original French, below.

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SMITH (dorothée smith): SPECTROGRAPHIES & TRAUM
Exhibition Dates: du 5 au 27 février 2016
Opening: Thursday, February 4, 2016: 8pm – 10pm

Galerie Les filles du calvaire
17 rue des Filles-du-Calvaire
75003 Paris
T: +33 (0)1 42 74 47 05

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Pour son deuxième solo show à la Galerie Les Filles du calvaire, SMITH (Dorothée Smith) présente ses deux derniers projets, “Spectrographies” et “TRAUM”, qui prolongent une réflexion sur la plasticité identitaire et le trouble dans la relation à l’autre. Concevant un espace mixte à la croisée du laboratoire, de la salle de projection, du cabinet d’archives et de la galerie de portraits, la plasticienne développe une poétique para-scientifique qui éprouve la porosité de la frontière entre imaginaire et rationalité. La question de la métamorphose de soi, centrale dans son travail, est ici abordée sous l’angle de la « plasticité destructrice », poursuivant l’exploration de l’appareil conceptuel de la philosophe Catherine Malabou. A travers les figures du fantôme, du fantasme et celle d’une transformation post-traumatique, SMITH donne corps à des processus de subjectivation qui agissent en creux ou en négatif, à même l’effacement, l’altération ou la blessure de l’identité. Témoins de ces destructions créatrices, ses œuvres invitent à une immersion dans une atmosphère obscure et diffuse, au cœur d’une esthétique de l’image constellée et auratique, propices à la contemplation ou à la rêverie.

La première salle accueille ”Spectrographies” — un film de 59 minutes, une série de thermogrammes — et les vestiges d’une création antérieure, Cellulairement, installant d’emblée les conditions d’une œuvre survivante et rudérale, construite sur les ruines d’une autre dont la trace continue de la hanter. Dans le sillage de l’hantologie derridienne, SMITH y aborde les nouvelles technologies (implantées, injectées, projetées) comme des moyens de remédier à une absence, de prolonger la présence d’un être ou de donner consistance à son souvenir. Ses photographies thermiques sont ainsi peuplées de spectres qui sont autant de survivants, résistant à la mort, et d’absents, conjurant l’oubli. Le film, méta-cinématographique en ce qu’il met en abîme les moyens de sa réalisation, suit la progression d’une enquête onirique sur le fantôme : comment survivre à la disparition de l’autre ? Les restes de l’être aimé suffisent-ils à faire présence ? Le fantasme a-t-il un corps ? En cherchant à saisir cet absent, devenu intouchable, SMITH mobilise dans ”Spectrographies” la motivation créative du manque, la force plastique du désir, pour élaborer une véritable science du fantomatique, empruntant à la philosophie, à la littérature, au cinéma, aux sciences (sur)naturelles ou à la psychanalyse.

Avec le projet “TRAUM”, incluant un film de court-métrage, une performance, une série d’impressions 3D, des photographies tirées sur aluminium et des documents d’archives, SMITH projette ses visions microbiologiques dans la voûte céleste. Elle s’appuie sur l’homonymie entre « Traum » (« rêve » en allemand) et « trauma » pour décrire la nosographie d’une psychose créatrice, dont les symptômes incluent trouble du sommeil, éveil halluciné et choc psychologique. Inspirée par l’histoire de Vladimir M. Komarov et l’imaginaire aérospatial soviétique, cette fiction rétro-futuriste met en scène Yevgeni, opérateur de lancement d’astronef atteint de narcolepsie (trouble du sommeil chronique), et son ami cosmonaute, Vlad. Le premier ayant provoqué lors d’une crise de sommeil l’accident mortel d’une navette habitée par le second, il reste hanté par le souvenir traumatique de cette mort, au point d’en perdre son intégrité mentale et corporelle. Il fait l’expérience de plusieurs dépersonnalisations, des transformations imaginaires ou vécues, qui le mènent à la fusion totale avec un double féminin, Jenia. Seconde figure de plasticité négative, Vlad revient lui le hanter sous forme d’un drone avant d’être catastérisé (transformé en constellation), incarnant l’alignement de l’être, de la technique et du monde.

Attestant d’un hors-champ qui brouille les lignes de partages entre réalité et fiction, les figures en 3D et les portraits thermiques posées en regard, non sans évoquer les collections de Charcot, déclinent l’iconographie clinique de ces métamorphoses qui nivellent les plans biologique et astronomique. Aussi l’image d’un épiderme contaminé peut-elle tout à la fois apparaître comme un paysage cosmique et être l’indice d’une galaxie contagieuse logée au cœur de la chair, tout comme les prises de vues spatiales semblent reproduire le regard de Vlad, devenu drone, et annoncer sa future forme stellaire. L’intervention de plusieurs experts (cosmologiste, physicien, psychologue, médecin, philosophe…), sollicités pour corroborer les termes de cette fable crypto-scientifique, achève enfin de jeter un trouble sur son authenticité.

Leur polyphonie, la transversalité des perspectives soulevées et la pluralité des moyens plastiques mis en œuvre constituent ensemble une exposition matricielle, complexe et sophistiquée, qui densifie le projet poétique de SMITH : celui de saisir par l’art les termes d’un devenir plastique commun au vivant et à la pensée.

Florian Gaité

Le film Spectrographie a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques qui lui a apporté son soutien.

Exposition produite avec la collaboration du Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains, Centre Pompidou – Hors-Pistes, Spectre Productions, Le Musée de la Danse de Rennes, Accès)s( cultures électroniques, Olympus France.

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SMITH (dorothée smith): SPECTROGRAPHIES & TRAUM
Exposition: du 5 au 27 février 2016
Vernissage: le jeudi 4 février de 18h à 21h

Galerie Les filles du calvaire
17 rue des Filles-du-Calvaire
75003 Paris
T: +33 (0)1 42 74 47 05

Movie Review: Gravity

Gravity
Gravity

Traveling into space has been something that I have wanted to do since I was a child. The Jetsons promised us personal space shuttles. Star Trek allowed us to think that we would travel to where no man has gone before. NASA has led us to believe that eventually we will make it there, to the void, to the quiet, silent, harsh reality beyond the comfortableness of our third dimensional life on planet Earth.

But, for the moment, those of us who are ultimate travel folk live for the stories told by the others, the very privileged and trained few that have been as far as any of us can go – to the International Space Station (ISS).

I haven’t been in a movie theater in years, so when I was surprised with an invitation to view the new-ish film Gravity yesterday, in 3D, at an afternoon matinee, in an almost empty theater, I gave out a resounding “w00t!”.

I can’t really talk about the flow of the film without giving anything away, except for the beginning. After slipping on the 3D glasses, after the titles, the film opens up with a view of planet Earth from about the height of the ISS. The camera is recording from space, not from inside the station, so the sound is no sound at all – absolute, beautiful, silence. It moved me in those moments to experience that, even in a theater, and brought me to realize that this is the kind of silence that, while it defines the space beyond our atmosphere, it is also contained within each of us.

The camera is also recording from the the viewer’s perspective. While watching the film, I got the sense that I was the one in a space suit holding the camera and observing Mission Specialist Dr. Ryan Stone as she worked. The 3D visual effects of the film are subtle and stunning. Which made them all the more effective. Water and objects floating in space, hitting the camera lens. The confusion of moving the body without a gravitational tug to hold it down or to pivot from. The confusion of knowing the absence of up and down. The claustrophobia felt within a space shuttle becomes real, and eerily, almost tangible. All are things that I’m not sure would be noticeable in a flat two dimensional viewing.

Other events happen too, but I can’t tell you about them.

For any of us travelers who dream about space exploration, the feeling that, well, maybe it’s for the best that I’m not going out there, because, you know, Houston, I have a bad feeling about this mission is an ever present thought in the back of one’s mind. This film is a mixture of beauty and terror. Would I have the skills, or the balls, to survive? After a certain point in this film, survival skills become an issue of wry comical trust in the wild dance of the forces that are just beyond our control.

Is Gravity a perfect film about one particular ultimate travel in space? Yes, almost. It’s definitely worth a once in a decade trip to the theater.

Image: Press photo.