Carsten Höller At Gagosian Gallery Geneva

Divisions (Roach and Surface), 2016, acrylic glass, paint, stainless steel, screws, roach (fish taxidermy: Matthias Fahrni), 17 11/16 × 7 1/2 × 29 1/2 inches (45 × 19 × 75 cm) (unframed). Carsten Höller. Courtesy Gagosian Gallery.
Divisions (Roach and Surface), 2016, acrylic glass, paint, stainless steel, screws, roach (fish taxidermy: Matthias Fahrni), 17 11/16 × 7 1/2 × 29 1/2 inches (45 × 19 × 75 cm) (unframed). Carsten Höller. Courtesy Gagosian Gallery.

For a long time, I’ve been curious about applying the methodology of art as one way–which I think is equal to science and other powerful explanatory concepts–for us to understand what is surrounding us and what we are. — Carsten Höller

Trained as a scientist, Carsten Höller both echoes and surpasses scientific procedures in his work as an artist. Many of his projects invite viewer participation in order to question the facts and forms of human life. From carousels that reflect and disorient, to winding slippery slides, to vision-flipping goggles, Höller actively interrogates the functions of logic, perception, and entertainment in the larger biosphere.

“Zoology” is a selection of Höller’s recent sculptures, photographs, and prints, made between 2008 and 2016, which consider how different forms of animal life might relate to human embodied awareness. Through taxidermy, casting, molding, and collage, Höller presents beings that cannot be easily categorized: they are animals, but they do not occur in nature; they are the products of anthropocentric will–of mutation, breeding, and grafting. And just as the scientist turns captive birds into hybrids, Höller turns snakes into soft, squeezable curves of neon-pink artificiality.

In their color and form, the animals become implacable rarities–in Divisions (Roach and Surface) (2016), minimalist-industrial materials and a modulated orange grid form a suspension chamber for a small, shiny fish; while in the series of photogravures Canaries (2009), birds perch with feathers growing at wild, intersecting angles. “Zoology” thus adds another layer to Höller’s phenomenological queries: instead of entering at will a carousel, a gigantic die, or a slide, we encounter rubbery creatures and experience the childlike urge to prod and pull, although the objects–being art–are strictly out of bounds. It is this tactile wit that brings the sculptures into a surreal or hyperreal realm, between human and animal, between nature and art, taking us along with them.

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J’ai voulu depuis longtemps appliquer la méthodologie de l’art comme étant un moyen qui, je pense, est l’équivalent de la science et d’autres concepts explicatifs puissants, pour nous faire comprendre ce qui nous entoure et ce que nous sommes. — Carsten Höller

De formation scientifique, Carsten Höller fait écho, dans son travail d’artiste, aux procédures scientifiques tout en les dépassant. Nombreux sont ses projets qui sollicitent la participation du spectateur pour questionner la réalité et les formes de la vie humaine. Des carrousels qui scintillent et désorientent aux lunettes à verres protubérants en passant par des toboggans rotatoires, Höller s’interroge constamment sur les fonctions de la logique, de la perception et du divertissement dans l’immense biosphère.

«Zoology» est une sélection de sculptures, de photographies et de gravures récentes que Carsten Höller a réalisées entre 2008 et 2016; ces œuvres examinent comment les différentes formes de la vie animale peuvent se rapprocher de la conscience exprimée par l’être humain. Au travers de la taxidermie, du coulage, du moulage et du collage, Höller montre des êtres qui ne sont pas faciles à cataloguer: ce sont bien des animaux, mais on ne les trouve pas dans la nature. Ils sont le produit d’une volonté anthropocentrique de mutation, de reproduction et de greffe. Tout comme les scientifiques transforment les oiseaux captifs en êtres hybrides, Höller métamorphose les serpents en des courbes douces et tordues d’un rose artificiel tel que celui des néons.

De par leurs couleurs et leurs formes, les animaux deviennent des raretés implacables comme dans Divisions (Roach and Surface) (2016) constituées de matériaux industriels minimalistes et d’un cadre orange qui forment une chambre de suspension pour un petit poisson brillant; dans Canaries (2009), une série de photogravures, des oiseaux perchés portent des plumes poussant sauvagement à des angles intersectés. «Zoology» ajoute une autre couche aux questions phénoménologiques que se pose l’artiste: au lieu d’entrer comme on l’aimerait dans un carrousel, un immense dé ou un toboggan, on tombe sur des créatures caoutchouteuses et on ressent une envie enfantine pressante de pousser et de tirer, alors que les objets, étant de l’art, sont strictement interdits d’accès. C’est cette approche tactile qui emmène les sculptures dans un royaume surréaliste ou hyperréaliste, oscillant entre l’humain et l’animal, entre la nature et l’art, et qui nous emporte dans son sillage.

CARSTEN HÖLLER: ZOOLOGY
Exhibition Dates: June 9 – August 12, 2016
Opening Reception: Thursday, June 9, 6 – 8pm

GAGOSIAN GALLERY
19 PLACE DE LONGEMALLE
1204 GENEVA

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